UNIVERSITE DE BANGUI, "Vers l'excellence académique au cœur de l’Afrique"

Le Centre Universitaire de Recherche et de Documentation en Histoire et Archéologie Centrafricaines (CURDHACA) dont les statuts ont été agréés par décret n° 95.030 du 27 janvier 1995 a pour domaine d’intervention les sciences historiques. Depuis sa création jusqu’à ce jour, le centre ne procède qu’à la recherche sur les périodes sans écritures de la République Centrafricaine. Cette recherche se base sur l’archéologie dont les méthodes et procédés sont fondamentalement anthropologiques.

Si la recherche historique est effective dans l’établissement, le volet formation est jusqu’ici inexistant. Ainsi, à l’instar des autres établissements de l’Université de Bangui, le CURDHACA se propose en plus de la recherche, de procéder aussi à la formation en archéologie et gestion du patrimoine culturel. Cette exigence est en adéquation avec les statuts du centre au titre II, article 3 et alinéa 6 : ‘’accueillir et former des étudiants et jeunes chercheurs en archéologie, en histoire et en anthropologie’’. Ce qui n’est qu’une juste application des termes des statuts de l’établissement.

Objectifs de la formation

La filière ‘’archéologie et gestion du patrimoine culturel’’ se veut des enseignements allant de la première année au master II. Elle propose une formation académique, orientée, le cas échant vers le professionnalisme. Elle répond aux missions fondamentales de l’Université de Bangui qui sont la formation scientifique, le perfectionnement des cadres, la recherche pour le développement, la promotion sociale et culturelle.

La prise en compte de la composante culturelle dans le processus du développement économique, social, politique, scientifique, est une exigence à laquelle doivent répondre les Etats actuels, tel République Centrafricaine. Ainsi, la découverte, la restauration, la conservation, la protection, la valorisation, bref, la gestion stratégique du patrimoine archéologique, historique, ethnographique, mobilier comme immobilier, tangible comme immatériel, sont au centre de la préoccupation des Etats nations et des institutions internationales compétentes, telles que l’UNESCO ou l’ICCROM.

Il apparaît que dans le domaine de l’archéologie en particulier et de la gestion des patrimoines culturels en général, l’expertise est insuffisante voire très maigre. Avec la reconstruction de la Centrafrique après les évènements politico-militaires, la demande dans le domaine (recherche en archéologie classique, en archéologie préventive, gestion de site inscrit sur la liste indicative ou la Liste du Patrimoine Mondial, restauration/conservation du patrimoine, activités muséographique ou muséologique) se fera grandissante. C’est pourquoi il est impératif de développer la formation en Archéologie et en gestion du patrimoine culturel à l’Université de Bangui. La formation dans la filière permettra de :

  • de produire des archéologues et des conservateurs de patrimoine culturel de haut niveau et compétitifs ;

  • développer les capacités et l’esprit de recherche dans le domaine de la gestion du patrimoine culturel en général (inventaire, restauration, conservation, valorisation, protection) et de l’archéologie en particulier (théorie et pratiques de l’archéologie, études des sociétés du passé, subactuelles et actuelles) ;
  • produire de nouvelles compétences dans le domaine archéologique et de la gestion du patrimoine ;
  • maîtriser les expressions culturelles des sociétés africaines du passé et actuelles dans les aspects géographiques, historiques, matérielles, socio anthropologiques ou symbolique ;
  • satisfaire la demande sociale exprimée par les aménageurs (construction des routes, chemins de fer, barrages, lotissements de terrain urbain, construction d’aéroports ou de pistes d’atterrissage…), les investisseurs (exploitations minières, forestière, création des usines, …) et les promoteurs touristiques.

L’engagement pour l’archéologie préventive s’est concrétisé par la participation des enseignants et des étudiants de la filière archéologie dans des projets d’envergures nationale que internationales comme :

  • l’archéologie préventive du permis aurifère de Ndassima et le projet Passendro (Aximin);
  • l’archéologie préventive du permis uranifère de Bakouma (Aréva) ;
  • l’archéologie préventive de la mine de fer de Mont Nimba en Guinée Conakry (SFMG) ;
  • l’archéologie préventive de la mine de fer de Mayoko au Congo Brazzaville (EXXARO) ;
  • l’archéologie préventive du barrage hydroélectrique de Lom-Pangar au Cameroun (EDC).
Les débouchés

Les enseignements dispensés offrent des opportunités notoires d’emploi aux étudiants en rapport avec le niveau d’étude :

  • insertion dans le secteur des musées et de la gestion du patrimoine culturel (restaurateurs, conservateurs de musée ou de site du patrimoine culturel immobilier, éducateurs culturels, de musées…) ;
  • insertion dans le domaine du tourisme culturel et de l’écotourisme ;
  • insertion dans le domaine de l’enseignement (professeurs de lycées et collèges, professeurs d’universités) ;
  • recherche fondamentale et appliquée sur les sociétés du passé (préhistoire, protohistoire, subactuelle et actuelle) ;
  • recherche/action pour la production des auxiliaires didactiques (manuels scolaires et universitaires) ;
  • études et recherches archéologiques préventives lors des travaux d’aménagement ou d’exploitation.
Les diplômes délivrés

Les diplômes préparés dans la filière sont :

  • Licence en archéologie (Bac + 3) ;
  • Licence en gestion du patrimoine culturel (Bac +3) ;
  • Master en archéologie (Bac + 5) ;
  • Master en gestion du patrimoine culturel (Bac + 5) ;
  • Doctorat Ph.D en archéologie ;
  • Doctorat Ph.D en gestion du patrimoine culturel.
Les personnels permenents

I-DEPARTEMENT D’ANTHROPOLOGIE HISTORIQUE

  1. Henri YENZAPA Assistant Historien, Chef de Département
  2. Bernard SIMITI Professeur Historien, Chercheur
  3. Blaise YANDJI, Assistant Historien, Chercheur
  4. Emmanuel Rock YAOUILI MOGNAMAN Attaché de recherche Historien, Chercheur

II-DEPARTEMENT D’ARCHEOLOGIE ET PALEONTOLOGIE

  1. Henri ZANA Assistant Archéologue, Chef de Département
  2. Alfred Jean-Paul NDANGA, Assistant Archéologue, Chercheur
  3. Lucien Pierre NGUEREDE, Chargé de Travaux Principal, Chercheur
  4. Brice Bernard GAPA, Maitre-assistant Archéologue, Chercheur

III-DEPARTEMENT DES ARCHIVES ET DE LA DOCUMENTATION

  1. Antoinette BINGUINZA Assistante Archéologue, Chef de Département
  2. Xavier MBEMBELE Attaché de recherche Historien, Directeur des Etudes
Organigramme